Le réseau CEASE

Selon la Convention d’Istanbul, la violence à l’égard des femmes fondée sur le genre : « toute violence faite à l’égard d’une femme parce qu’elle est une femme ou affectant les femmes de manière disproportionnée ». Les violences conjugales et le harcèlement au travail sont une forme de violences auxquels un très (trop) grand nombre de personnes sexisé.e.s [1]Selon Juliet Drouar, dans un article publié sur le blog de Médiapart, « nous pourrions par exemple proposer pour les personnes concernées par le sexisme, donc par la domination des hommes cis hétéro, d’employer le terme de : personnes sexisé.e.s ». font encore face aujourd’hui.

Pourquoi impliquer les employeur.se.s ?

En Europe, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles, le plus souvent de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire [2]Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, Violence contre les femmes, une enquête à l’échelle de l’UE, 2014, p.21.. Cela signifie que chaque employeur.se a été, est ou sera en contact avec un.e employé.e confronté.e à de la violence basée sur le genre, que celle-ci se produise au travail ou dans la sphère privée. Pas uniquement physique ou sexuelle, ces violences peuvent prendre différentes formes : psychologique, administrative, cyberviolence, etc.

Au-delà des impacts personnels et sociaux, les violences ont également des conséquences économiques. En Europe, le coût des violences basées sur le genre pour les entreprises est estimé à 258 milliards d’euros par an[3] Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes, Estimation des coûts de la violence fondée sur le genre dans l’Union européenne, 2014, p.115..

Plusieurs enquêtes montrent à quel point ces violences affectent la capacité de la victime à travailler, mais aussi ses collègues : baisse de la productivité, augmentation de l’absentéisme, turn-over, démission sans préavis, etc.

Par ailleurs, les entreprises bénéficient d’une importante capacité de mobilisation, et les travailleur.se.s actif.ve.s passent une grande partie de leur vie sur leur lieu de travail (parfois leur seul lieu d’interaction sociale en dehors de leur environnement domestique). Positionner le lieu de travail comme un endroit sûr où les victimes peuvent trouver un soutien et être orientées augmente considérablement l’impact des initiatives.

Comment rejoindre le réseau ?

Pour rejoindre le réseau CEASE belge, vous devrez signer la Charte d’engagement et vous former. La formation est dispensée gratuitement par Pour la Solidarité.

L’histoire du réseau

Initialement cofinancé par le programme Droits, égalité et citoyenneté de la Commission européenne et coordonné par la Fondation FACE (en partenariat avec CSR Hellas, Pour la Solidarité & DIESIS), le réseau CEASE Europe avait pour objectif d’impliquer une ligne de front supplémentaire dans la lutte contre les violences, en mobilisant les entreprises et employeur.se.s dans ce combat.

Aujourd’hui, grâce au soutien d’Equal Bruxelles, POUR LA SOLIDARITÉ-PLS pérennise le réseau CEASE en Belgique.

Le réseau CEASE belge

Le Plan d’Action National de lutte contre les violences de genre (PAN) 2021-2025 prévoit plus de 200 mesures visant à atteindre l’égalité des genres, parmi elles : soutenir les victimes de violence et de harcèlement dans le monde du travail, par le biais de formations, de sensibilisations et de séances d’information. L’objectif d’impliquer les entreprises et employeur.se.s est clair, et le réseau CEASE un moyen d’y parvenir !

En rejoignant le réseau CEASE, vous vous engagez à faire de votre entreprise ou organisation un lieu aussi safe que possible pour tou.te.s ceux et celles qui ont fait, qui font ou qui feront face aux violences basées sur le genre.